Rosmarinus
officinalis |
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| Depuis
des millénaires, le ROMARIN est considéré
comme un remède puissant et une herbe féerique
; beaucoup de légendes lui sont consacrées.
Le
ROMARIN doit son nom aux Romains qui l’appelaient
Rosmarinus : « rosée de la mer ».
Ils pensaient que son arôme épicé
lui venait de la rosée qui se déposait
la nuit sur les plantes. Ils l’avaient surnommé
« Herbe aux Couronnes » parce qu’il
leur servait souvent à confectionner des couronnes
avec le Myrhe et le Laurier. Toujours à Rome,
le ROMARIN ornait le front des dieux lares et jouait
un rôle important lors de cérémonies
religieuses et publiques. On le brûlait comme
encens, car moins coûteux que les encens, d’où
son nom d’«encensier ». |
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| En Egypte, comme
à Rome, les morts emportaient de ses branches dans leurs mains.
On en a retrouvé dans les tombes des pharaons. On en a jeté
longtemps sur les cerceuils.Dans la Grèce Antique, on l’appelait
« Libanotis » ou « Dendrolibanon », ce qui
correspond à peu près au mot : encens. |
| Il était
dédié à la déesse Aphrodite. Comme à
Rome, les plus pauvres le brûlaient dans les rituels religieux
en lieu et place du véritable encens réservé
à la classe sociale supérieure. Là, le ROMARIN
fût appelé « encens des pauvres ». Les médecins
et les poètes, parmi lesquels Horace, ami d’Auguste,
de Virgile et protégé de Mécène ont célébré
les vertus de cet arbuste qu’ils tenaient pour une plante sacrée
dont l’odeur encensait les divinités.De là, vient
le nom donné au ROMARIN : l’Herbe des troubadours. Déjà
à l’époque, le ROMARIN était considéré
comme une plante curative de première importance.Au Moyen Age,
le ROMARIN était très estimé ; il figure parmi
les plantes dont Charlemagne ordonna la culture dans les fermes impériales.
Ce sont les Bénédictins qui lui firent traverser les
Alpes. On disait de lui qu’il était capable d’apporter
la paix aux vivants et aux morts et de les protéger des mauvais
esprits.Aujourd’hui encore, les branches de ROMARIN sont utilisées
traditionnellement lors des mariages, dans les bouquets de la mariée
ou des demoiselles d’honneur, et des enterrements en tant que
symbole de l’amour, de la fidélité et de l’éphémère.Au
XIVème siècle, une reine en tomba amoureuse Elizabeth
de Hongrie perclue de rhumatismes et de goutte qui, à 72 ans,
retrouva grâce à lui sa jeunesse. On se mit alors à
vanter les vertus de l’« eau de la reine de Hongrie »
et Madame de Sévigné, rhumatisante elle aussi, put écrire
qu’elle en était folle et que c’était «
le soulagement de tous ses chagrins ». Très rapidement
on découvrit ses propriétés désinfectantes
et on s’en servit pour « encenser » les chambres
des malades. En 1348, pendant l’épidémie de peste,
les médecins utilisaient le ROMARIN pour se protéger
de la contagion et désinfecter les malades. En cuisine, on
l’utilisait pour protéger les corps gras de l’oxydation
et du rancissement. L’usage a mis en évidence l’action
cicatrisante et antiseptique des sommités fleuries de ROMARIN,
en usage externe. En usage interne, l’usage a également
confirmé l’emploi des sommités fleuries comme
antispasmodique. Les recherches pharmacologiques modernes rejoignent
la médecine traditionnelle et lui ajoutent des actions cholagogue
et cholérétique (cholagogue = favorise l’évacuation
de la bile et cholérétique = stimule la sécrétion
de la bile). Le ROMARIN a de plus un rôle hépatoprotecteur
en piégeant les radicaux libres.Le ROMARIN est une plante anti-rhumatismale,
diurétique, stimulante, vermifuge. Elle est « l’amie
de la femme » |
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| Description
de la plante : |
| Le ROMARIN peut
atteindre 2 m de haut. Arbrisseau commun du sud de la France, en Italie,
Espagne, Tunisie, Dalmatie. Il a une prédilection pour les
endroits arides, rocailleux, secs et ensoleillés. Il fleurit
pratiquement toute l’année. Cette « immortelle
» porte d’étroites feuilles longitudinales vertes
au dessus, grisâtres en dessous. Les fleurs sont bleu pâle
et vont par paires tout au long du rameau. Elles sont mellifères
et les abeilles en font un miel délicieux et thérapeutique. |
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| Principaux
constituants : |
| Huile essentielle,
pinène, camphène, cénèol, bornéols,
des camphres, résine, principe amer, saponine…. (selon
Valnet) |
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| Propriétés
en usage interne : |
- stimulant général
et cardio-tonique, stimulant des cortico-surrénales,
- hypertenseur, stomachique, antiseptique pulmonaire et béchique,
- anti-diarrhéique, anti-fermenteicible, carminatif (= qui
provoque l’expulsion des gaz intestinaux),
- antirhumatismal et anti-névralgique, anti-goutteux, cholagogue
et cholérétique.
- emménagogue,
- céphalique, diurétique et sudorifique. |
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| Propriétés
en usage externe : |
- cicatrisant
des plaies et des blessures, résolutif (= qui provoque la fonte
des engorgements)
- parasiticide. |
©
Copyright
Elizabeth
LAFORGE
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